7 Φεβρουαρίου 2022

Le double voyage : Paris‐Athènes (1945‐1975)

 



Kostas Tsiambaos, 
"La maison Spiteri: un 'malentendu' de 60 ans", pp. 105-124.

résumé FR

En 1945, Aristomenis Provelenghios voyageait d'Athènes à Paris sur "Mataroa". Après environ dix ans, et après avoir travaillé à l'atelier de Le Corbusier, il a décidé de retourner à Athènes. La résidence-atelier Spiteri au coin des rues de Cycladon et Kefallinias à Kypseli, conçue par Provelenghios en 1955, est considérée comme l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture grecque moderne d'après-guerre. Bon nombre des éléments de conception architecturale appris à côté de Le Corbusier se trouvent dans cette résidence. Mais, si pour Le Corbusier l'architecture devait remplacer la révolution, pour Provelenghios l'architecture devait préparer la révolution. Architecture ou révolution? Provelenghios demanderait "pourquoi pas les deux?" Même s'il s'agit d'un 'malentendu', ce malentendu pourrait nous intéresser.

abstract EN

In 1945 Aristomenis Provelenghios was travelling from Athens to Paris on the ship "Mataroa". After about ten years, and after having worked to Le Corbusier's office, he decided to return to Athens. The residence-atelier Spiteri on the corner of Cycladon and Kefallinias streets in Kypseli, designed by Provelenghios in 1955, is considered as one of the masterpieces of post-war modern Greek architecture. Many of the architectural design elements learned next to Le Corbusier are found in this residence. But, if for Le Corbusier architecture had to replace the revolution, for Provelenghios architecture had to prepare the revolution. Architecture or Revolution? Provelenghios would ask "why not both?" Even if this is a 'misunderstanding', this misunderstanding may be of interest to us.

Sommaire

Changement et continuité

Athènes-Paris, 1945-1975 : le double voyage en temps de crises, par Lucile Arnoux-Farnoux

Du Mataroa à la Junte : les relations intellectuelles et culturelles franco-helléniques sous le signe du renouveau, par Nicolas Manitakis

Parcours d’architectes

Le double voyage des architectes, du Mataroa à la fin de la dictature, par Panayotis Tournikiotis

La troisième voie de l’architecture moderne, par François Loyer

Les cours de Georges Candilis aux Beaux-Arts dans les années 1960 : entre anthropologie et politique, par Yannis Tsiomis

Projets de Georges Candilis pour la Grèce (1958-1969) : Athènes, Phalère, Patras, Spetses, par Nikos Magouliotis et Panayotis Tournikiotis

La maison Spiteris : un « malentendu » de soixante ans, par Kostas Tsiambaos

La maison de Iannis Xenakis pour François-Bernard Mâche à Amorgos : une réalisation par correspondance, par Konstantina Kalfa et Mara Papavasileiou

Le poids du monde : pour une réhabilitation de Thanos Tsingos, par Panayotis Farantatos

Jean Dubuisson en Grèce, 1946-1949, par David Peyceré

Exposition, création, diffusion

Expositions d’art à Paris et Athènes après 1945 : orientations et objectifs politiques, par Areti Adamopoulou

Art grec contemporain : l’exposition collective d’artistes grecs à Paris en 1959 et le « goût de notre temps », par Anny Málama

Tériade et la Grèce, 1945-1979 : une relation entre le mythe et la réalité, par Poppy Sfakianaki

Pierre Restany, Nikos Kessanlis et le mec’art : « un engagement théorique et pratique commun », par Polyxeni Kosmadaki

Histoire et critique d’art françaises dans la revue Ζυγός, de 1955 à 1966, par Sofia Tzima

Image et tourisme dans l’après-guerre : tradition et nouveauté d’un « Monde en couleurs », par Christine Peltre

Traduction, réception, transfert

La réception de la littérature grecque en France du Mataroa à la fin de la dictature (1945-1975) : le rôle des éditeurs et des traducteurs, par Lucile Arnoux-Farnoux

Transferts culturels franco-helléniques en période de crise : les traductions dans les revues Νέα Εστία et Ελεύθερα Γράμματα (1945-1951), par Titika Dimitroulia

Les trajets multiples de transferts culturels : le cas de Roger Milliex, par Ourania Polycandrioti

De Kazantzakis à Vassilikos : littérature, politique et cinéma, par Michel Grodent

Les temps de pierre : traduction, édition et réception de Yannis Ritsos, par Myriam Olah

La Muse militante : Aragon et les Grecs (1945-1975), par Lizzie Tsirimokou

« L’enfer c’est les autres » : Jean-Paul Sartre et l’existentialisme dans la Grèce d’après-guerre, par Marilisa Mitsou

Bibliographie

Index

Résumés des contributions

Liste des auteurs

Table des matières

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